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22/12/2015

JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE 2016 ! / France en Danger

Un pays en crise, des racines arrachées, des traditions contestées ! Puisque la peur pourrait amener à les cacher, les trahir, les abandonner, le moment est venu, au contraire, de les revendiquer, pour dire, sans hésiter, sans ambiguïté aucune, sans obliger qui que ce soit à les partager, qu’il est hors de question de nous en laisser dépouiller !

Les fêtes de fin et de début d’année en sont l’occasion parce qu’elles plongent dans des siècles d’une histoire qui est la nôtre, parce que sans elles nous ne serions pas nous, parce que le 13 novembre a confirmé que notre identité menacée est en grand danger !

Rien de facho, de réactionnaire à le dire ainsi ! Qu’aurait de répréhensible, en effet, ce désir de partage, de communion sur des valeurs partagées, à partir du moment où cela se traduit seulement par une exploration ouverte du passé ancestral, une rétrospective n’autorisant pas les coupes, les dissimulations liées au sectarisme ? Pas du n’importe quoi non plus : comme pour l’éducation des enfants, il faut des règles, des limites consenties sans lesquelles le vivre ensemble ne serait pas possible. Disons, pour l’essentiel qu’il est question de l’acceptation des différences, du respect mutuel avec l’interdiction d’interférer, d’imposer à autrui... chacun gardant la liberté d’aller voir ailleurs ce qui lui conviendrait davantage...

 

Sur ce, parce que ces "fondations" me sont essentielles et que j’ai tant besoin de vous pour m’en assurer, grâce à une informatique offrant plus de possibilités que mes quelques rayonnages et plus accessible que les fonds des bibliothèques publiques, je veux dire à quoi correspondent les fêtes de fin d’année. Excusez-moi, par avance, de la subjectivité que la démarche implique...

 

Entre la Noël et la nouvelle année, laissez-moi penser que c’est Noël qui prime. Pour le cycle annuel, en effet, basé sur la nature qui redémarre, les dates ont varié entre le 25 décembre (Noël démarrait l’année pour Charlemagne par exemple) et le 25 mars (avec prolongation des fêtes jusqu’au 1er avril). 

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Noël, par contre, répond à une problématique en amont, une angoisse qui voit l’homme se demander si c’est la fin de son monde avant que ne se ressente le soulagement puis la joie de voir renaître le soleil source de vie. Avec ou sans religion, si le questionnement des humains peut amener à considérer comme vrai ce qui n’est pas plus visible que palpable, ce qui importe est que plus personne ne risque la torture et le bûcher en parlant ainsi. Sur ce plan il est de notre responsabilité de ne pas régresser. Je parlais de Charlemagne qui avait par ailleurs prévu la peine de mort pour celui qui ne respecterait pas le carême. 1200 ans plus tard, l’Islam promet toujours la mort à celui qui parle mal ou qui va croire ailleurs. Aussi, il nous appartient de rejeter sans tergiverser les tenants d’une secte qui se sublime dans la violence obscurantiste. La plus ferme intolérance s’impose contre le barbu qui affirme devant caméra qu’il n’a « pas un gramme de respect pour ce que nous sommes » ! 

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Pour finir de vider mon sac, j’ajoute, sans oublier de citer Rushdie, que je préfère le courage de Finkelkraut, Zemmour et Polony à la trahison d’Onfray et aux aveuglements trop en phase avec la bien-pensance de tristes irresponsables tels Joffrin, Caron, Plenel, Naulleau, porte-paroles d’une classe dirigeante enfermée dans une tolérance aussi hypocrite qu’obséquieuse, bien dans la ligne de ceux qui sont dans le déshonneur et qui auront la guerre quand même, pour reprendre les propos de Churchill stigmatisant la lâcheté de l’Angleterre et de la France en 1938 (Accords de Munich)...

 

Sans aucun doute possible, nous viendrons à bout de la menace. Et contre l’atmosphère nauséabonde qui nous affecte, je reprends le fil d’un Noël se perdant dans la nuit des temps, tel qu’il m’a été transmis par les aïeux et dans ce que l’ignorance veut bien me laisser saisir... l’essentiel étant de résister !

 

photos autorisées wikipedia

11/11/2015

CARNETS DE GUERRE DE LOUIS BARTHAS, TONNELIER, 1914-1918 / L'Aude c'est la France aussi macarel !

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En ce jour de commémoration, les moins oublieux peuvent se permettre de rappeler combien le passé conditionne le futur. La guerre de 14-18 qui vit l’Europe se tirer une balle dans le pied sans raison tangible, insiste sur la lutte entre le mal et le bien (Marcel Papillon, simple soldat “Ce n’est pas une guerre qui se passe actuellement, c’est une extermination d’hommes.” / janvier 1915.

 

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20/10/2015

SALUT POILU, C'EST ENCORE MOI ! (fin) / Pézenas, Languedoc, France

Qu’on ne s’offusque pas, surtout : cette familiarité n’a rien de condescendant. C’est l’affection qu’elle exprime, la complicité unique entre un grand-père et son pitchoun en serait une bonne illustration, quand l’aïeul blague et que le petit rit... Même que le Poilu a vu quand le passant a souri... Un passant convaincu, qui plus est, d’un clin d’œil en prime, je peux en témoigner, oui, mais pas pour le mot d’esprit dont l’enfant rit encore. Sûr que, plus vivant que jamais, le combattant insiste auprès des adultes, suggérant que rien et que tout séparent un soldat tué d’un papé toujours debout, rappelant combien l’horreur de la guerre n’est qu’ordinaire pour des êtres pourtant dotés de raison sinon de conscience.

Et cette façon directe de s’adresser aux présents, sans la moindre pique, sans la solennité guindée des cérémonies... N’allez pas vous méprendre : la communauté ne serait pas sans les rituels, sauf que ceux qui donnent dans l’emphase, l’affectation en excès, plutôt que de ranimer la flamme, l’étouffent plutôt, à leur corps défendant...

 

 

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C’est vrai que j’ai pensé “épatant” et presque “formidable”, sans qu’il soit question ici de surenchère, de provocation, ou de cette prétendue arrogance que de vils dirigeants étrangers nous prêtent pour mieux flatter des leurs, les bas instincts... Bien sûr que la guerre, déplorable, haïssable pour certains, n’a rien de formidable. Loin de gommer le tragique de notre Histoire intemporelle, il s’agit ici d’apprécier seulement ce que l’atmosphère, dans le Square du Poilu, a de vivant, de moderne, d’accessible et surtout pas d’émoussé.

Et pour être passé devant toi plusieurs fois par jour, une année durant, sans pour autant te croiser, à l’âge où la fascination pour un grand-père entretient l’optimisme sinon l’euphorie, la vie indéfectible, le monde beau et gentil, je te salue, Poilu... Finalement, c’est toi qui es venu à ma rencontre... C’est mieux ainsi. 

 

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Dans la quête d’un bon angle, si je papillonne en évoquant les grenouilles de tes voisins asséchés, les poissons, je tiens à te confirmer que nous t’avons aperçu, cet été, avec notre oncle Pierre, sur le front d’Alsace, sur les crêtes de l’Hartmannswillerskopf... Trois générations sinon quatre, main dans la main avec nos Poilus, les drapeaux claquant vers le ciel dans le silence et le vent froid... Un grand moment...

Et maintenant, au grand soleil, entre nous, tu le vois ce bonhomme de huit ans qui voltige sur le gros ressort de l’aire de jeux, il y était, dans la froidure, sous son béret, comme les grands ! Et c’est bien qu’il soit là aujourd’hui... Il lui reviendra un jour que ta présence sereine répète inlassablement que les folies mènent aux catastrophes. Dans nos villes, nos villages, tes semblables apaisés, désabusés mais forts d’une conviction profonde, bien que raillés, un temps méprisés, ne le cèdent en rien, pas plus aux fantassins des combats glorieux qu’aux victimes pour l’exemple. 

Tu sais ce qu’a pu dire Valéry :

"La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas." (Paul Valéry).

Salut Poilu, à la prochaine ! Tape à nouveau sur mon épaule, pour que ce frisson ne meure ! Ce sera beau, fort comme une première fois ! 

 

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photos 1. square du Poilu depuis le haut du cours Jean Jaurès. 

2. la ville depuis le square. 

3. Salut Poilu !

4. Une grenouille du bassin aux poissons, à sec.