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29/04/2016

NON, NON, NON, NON, IL N'EST PAS MORT CAR IL SOUFFLE ENCORE ! (bis) / Fleury d'Aude en Languedoc

 

Suite aux articles « QUI TROUVE LE CERS PERD LA TRAMONTANE... I & II d’octobre 2013, la défense de l’identité audoise impose d’exposer, au fur et à mesure qu’ils la confortent, les arguments contre une globalisation détestable parce que le consumérisme intéressé qu’elle impose va de pair avec le dénigrement du particularisme culturel.
Plutôt que d’alimenter en commentaires les articles concernés (accessibles d’un clic sur les liens ci-joints), un extrait de la REVUE FOLKLORE 1972.
https://www.facebook.com/fleuryaudelanguedoc/posts/692089...
https://www.facebook.com/fleuryaudelanguedoc/posts/696016...

Sous la plume de P. Andrieu-Barthe, à propos des vents de l’Aude en aval de Carcassonne, nous pouvons lire :
 

* «...un vaste couloir où les vents acquièrent la vitesse de courants d’air...» définissant, vers le Lauragais, la plaine minervoise qui se resserre entre la Montagne Noire et les Corbières.
 

** «.../... Le rival du Marin est le Cers.../... que les Romains, par crainte, déifièrent.../... Dans la plaine Minervoise toute habitation comporte une orientation, une muraille ou une haie de cyprès pour se défendre du côté du Cers et non du Marin... ».
 

*** «.../... Après la Toussaint s’installe habituellement une période de marin froid. Le Cers glacé règne ensuite en hiver et surtout au printemps où il effeuille impitoyablement les pétales des précoces amandiers, mais durant l’été, il tempère agréablement la chaleur, caressant et léger...».
 

**** «.../... La Tramontane reste localisée en Roussillon. Il faut arriver à Montpellier pour entendre parler du Mistral... »
 

***** «.../... Détestés des étrangers venant de pays plus calmes et qu’ils tourmentent, ils sont familiers aux autochtones qui, en fulminant sans cesse contre eux, ne peuvent s’en passer. S’ils viennent à se calmer, on entend dire : "On ne respire pas, il n’y a pas d’air" ou, dans le cas contraire : "Il fait bon, il fait de l'air".

Décembre 63 -29.jpg

diapo François Dedieu vignes et pins à l'automne (1963). 

 

 

16/04/2016

« Y’ A PAÏ MAÏ DE SÉSOUN ! »

calendula arvensis Atlas_de_poche_des_plantes_des_champs,_des_prairies_et_des_bois_(PLATE_70)_(6022010145).jpg

 

« Y’a paï maï de sésoun ! »
Oui, je sais, j’ai eu la cagne de poursuivre Carnaval alors que les écoles de Fleury, de sortie dernièrement, en donnaient l’occasion...
Pardon si mon être revient toujours dans les vignes, devant le tapis blanc de diplotaxis fausse rouquette piqueté du jaune et de l’orangé des petits soucis qui résistent si bien aux gelées... Mais là j’en suis encore resté aux vrais hivers, c’est ce qui arrive à partir d’un âge certain et nos petits soucis n’ont plus guère à batailler semble-t-il,contre la méchante saison. 

 

 

Diplotaxis fausse rouquette com wikim auteur Jean Tosti Thuir 2005.jpg

 

Le manque exacerbant l’envie, n’avions-nous pas déjà le goût des premiers signes si désirés du printemps ?
Cette anticipation dont on se régalait à l’avance parce que les rites ou coutumes, calqués sur nos horloges biologiques, en cochaient le calendrier ! Une satisfaction du besoin venant toujours à point pour ceux qui doivent attendre... L’impatience positivée des prémices, à condition, sine qua non, que le plaisir soit au bout, à moins ou plus long terme, comme en amour ou lorsqu’on se conforte, pour rester en forme, parce qu’un bon repas est programmé, quelle qu’en soit l’occasion !
A l’instar des goûts ou des couleurs, le plaisir est aussi polymorphe qu’inquantifiable, le qualifierait-on de petit ou de grand. Après l’amandier en fleur, j’en suis encore aux asperges sauvages. Un rapport avec Angleterre-France de tout à l’heure ? Peut-être mais sans la sérénité d’alors car l’inquiétude s’insinue : les premières omelettes datent de début janvier, à Rivesaltes voire dans le Cabardès... Merci le journal local ; L’Indépendant en parle, gardant le lien, même si les gens changent aussi, réclamant l’anonymat et le secret sur de prétendus coins pour ce don jadis si généreux de la nature. De quoi en couper le fioulet (1) à Pan sans parler de Kronos, moins maître du temps que jamais, lui, qui ne nous les offrait pas avant mars.
Et si la bêtise humaine persiste et s'amplifie, en particulier à cause de "l'économie ouverte", comme j’ai eu l’occasion de l’entendre dans la bouche d’un triste journaliste perverti,  le « Y’a plus de saison ! » actuel, plus vrai que jamais, n’augure rien de bon, n’en déplaise aux indécrottables optimistes qui ne veulent pas croire que la Terre tournera un jour mais sans eux... 


(1) le sifflet sinon la flûte...

 

PS : j’ai eu l’occasion de partager la page de Gilbert sur ces belles randonnées à l’infini par chez nous ; ci-joint, son blog tout de patience, de convictions, d’espérance et d’amour pour l’homme dans la diversité de son séjour terrestre http://gilbertjullien.kazeo.com/le-circuit-des-templiers-832-m-depuis-bugarach-465-m-a120392574    

 

 

 

 

 

photos autorisées commons wikimedia 

1. diplotaxis fausse rouquette.
2. calendula arvensis Atlas_de_poche_des_plantes_des_champs,_des_prairies_et_des_bois

_(PLATE_70)_(6022010145)

3. Vigne Flore_coloriée_de_poche_du_littoral_méditerranéen_de_Gênes_à_Barcelone_y_compris_la_Corse_(6243931751) aut Penzig. O.