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21/05/2015

DES CERISES MAIS AUSSI DES CASCAMELS A TRAUSSE !


Les cascamèls désignent les grappillons de raisin, parfois laissés, lors de la vendange, parce que leur maturation est décalée par rapport aux grappes... certains faisaient le bonheur des vadrouilleurs et des grives, encore en novembre. Toutes ces allusions ne peuvent mieux tomber : Luc, mon « vieux copain » cultive la vigne et fait son vin en Minervois, entre l’Argent-Double et la garrigue ! 

 

 

Luc lapeyre.jpg

 



Trausse dans le dictionnaire topographique de Sabarthès :

 

Église paroissiale dédiée à saint Martin.

 

Évolutions du nom : Villa tesautani 842 ; Villa Tecsetani 843 Villa Trenciani in pago Narbonensi, in suburbo Ventaionensi 866 ; Trencianum 1142 ; Trauzanum 1167 ; Traucan 1216 ; Treussanum 1231 ; Traussanum 1245 ; Traucianum 1245 ; Trautianum 1270 ; Trausan 1595 Trausse 1781 Troòuso (vulg (1)).

 

Parmi les appellations diverses, les plus "plaisantes" : Cantecocu, lieu dit Trausse, 1231, Cantecouyoul (vulg) / Couscoulholes, localité disparue au contact des communes de Laure, Caunes, Trausse 936...

 

Les édifices religieux outre l’église paroissiale : Saint-Brès ancienne chapelle XVIIIème / Saint-Roch chapelle rurale Sant Roc 1536 Saint-Roch chapelle 1781 / Saint-Sernin ancienne chapelle Sainct Cerny 1644.

 

Autres : Chamans f / A l’estanholh 1536 / La leude, ancien péage le même que celui de Peyriac / Paulignan château ancien fief de l’abbaye de Caunes 1270 / Prax lieu dit 1163 / / Sainte-Férigoule col entre Trausse et Félines-d’Hautpoul Al colh de Santa Ferygolha 1536 / / Saisset ferme / La Treille ferme /

 

 

 

Luc, avez-vous des vignes, avec Jean-Yves, sur ces tènements ? Et à l’occasion, tu me préciseras ce que vaut le retour d’affection, à moins qu’il ne soit que commercial, pour le carignan, ce cépage qui me tient particulièrement à cœur... 

 

 

 

Luc lapeyre2.jpg

 

 

 

 

 

Dans le Trésor du Félibrige de Frédéric Mistral, nous pouvons lire :

 

Trausso, Tròusso n.de l. Trausse (Aude) village dont les habitants ont une réputation de naïveté comme ceux de Martigue en Provence.

 

PROV : A Trausso lous Auvergnasses dison la messo. A Trausso lous sants bufon.

 

Pour le premier, si "auvergnasse" signifie aussi pour les Lyonnais un vent de nord-ouest, sont-ce les gens de l’extérieur et que viennent faire ici les Auvergnats qui seraient plus écoutés que les locaux. Quant au second proverbe est-ce une allusion à la dévotion des habitants ? Une explication serait la bienvenue...

 

Mistral ajoute : Traussés, Trausseis, Traussanèl, Trauseso, Trausello habitant de Trausse v beco, estestassa

 

Autres allusions au village : Trausse localité disparue entre salines et l’île del Lec commune de Narbonne.

 

 

 

PS : à propos de la Calandreta, l’école occitane, est-ce celle des Cascamèls (les grappillons de raisin) ? Pour l’école encore, je ne peux que revenir sur cette jolie réflexion de l’ancien maire Julien Boutet : « En 1914, ceux qui sont partis à la guerre ne parlaient pas français mais occitan, on leur devait bien cela ! ».

 

 

 

(1) la mention "vulg" pour "vulgairement" signifie "dans la langue locale", donc en languedocien... Et comme Sabarthès ne saurait être coupable de mépris à l’encontre de son pays, on ne peut que penser qu’en 1912, c’était dans l’air du temps... Et puis, encore aujourd’hui, ils sont nombreux, les tartuffes de la démocratie à ravaler notre langue en tant que "patois"... Partageons et gardons en mémoire, plutôt, le respect, la dignité des paroles de l’ancien maire de Trausse ! 

 

 

 

Trausse commons wiki.jpg

 

 photos 1 & 2 http://www.domaineluclapeyre.fr/ 3 commons wikipedia

 

16/03/2015

LAPALME rien sur la côte mais tant par le travers...

Lapalme cerbère.jpg

 

Après Narbonne, le train de nuit file vers Cerbère. Les Parisiens se réveillent et se frottent d’autant plus les paupières qu’un jour nouveau rallume les bleus de Méditerranée, entre ciel et étangs. Le dépaysement, un émerveillement pour les yeux, une magie entretenue par le canal, les îles, les cargos, les salins, les vignes dans les sables, la mer qui se devine avant de s’affirmer jusqu’à la courbe de l’horizon. Ils sont sous le charme et les locaux devraient se pincer aussi, non pas le nez parce que ça sent l’algue... et la vase, mais pour ne pas en banaliser la beauté toujours renouvelée, sous une lumière qui rapproche étrangement de la Grèce (1). La falaise blanche du Cap des Trois Frères. Leucate-La Franqui : une halte champêtre sur la ligne ; le rail a longé seulement la commune de Lapalme, à l’abri des regards, dans notre dos... Faut-il qu’ils soient heureux pour vivre ainsi cachés ! 

Leucate-La_Franqui_(Aude),_train_station.jpg

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08/03/2015

SALLÈLES-D’AUDE.

... C’EST CE QUI RESTE QUAND ON A TOUT OUBLIÉ...

Il est du devoir de chacun d’honorer les promesses faites et chacun se doit de remercier ceux qui ont la franchise d’insister pour qu’il en soit ainsi. Aussi, dans les replis de ce qui me tient lieu d’encéphale (pour clouer le bec à ceux qui prétendraient que je n’ai pas de cervelle), Alban de Sallèles-d’Aude, Fabien de Lapalme, Luc de Trausse-Minervois, les copains de collège d’Ouveillan, se rappellent à mon bon souvenir... Puis-je ajouter un fameux repas de communion à Trausse et son complément d’âme à la chapelle Saint-Roch ? Dois-je effacer le joli minois de Louisette de Sallèles qui sourit toujours à ma mémoire, allez donc savoir pourquoi, malgré le demi-siècle passé ? Et puis il y a prescription sur nos virées de braconniers dans les étangs et les pinèdes d’Ouveillan ?

Cette relecture a été aussi mise à profit pour récolter une partie de ce qui a pu être oublié de ces quatre cents et quelques pages de Sabarthès lors du travail initial.

 

Sallèles-d'Aude,_Eglise_Saint-Roch.jpg

 

 

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